08 novembre 2007

Le 8 nov 2001 était aussi un jeudi

Elle a laissé un si grand vide, une si grande tristesse dans notre vie que mon père l'a rejoint 3 jours après.
Je ne voulais pas retenir cette date anniversaire, mais elle revient chaque année malgrès tout, et depuis deux ans, comme je ne pense plus forcément tous les jours à eux (fort heureusement), je suis bien triste à cette période évidement.
La vie regagne sa place petit à petit, cette salope, mais tant mieux, car elle continue. :)
J'avais près de moi alors un jeune homme qui a su me manifester une très grande tendresse mais qui n'a pas été super clean en mm temps.
Bien sûr à cette date, des souvenirs de Noël 2001 me reviennent, alors que les vitrines commencent à s'illuminer et les yeux des enfants aussi, il y a mm une petite fille dans mes souvenirs ...
En novembre 2005, mes pensées allaient à cet homme, je ne lui en voulais plus (il avait des circonstances aténuantes après tout). Ca faisait longtemps que je n'avais plus de nouvelles, je ne savais pas qu'il revennait d'un séjour de plusieurs mois aux Antilles.
J'ai alors reçu un mail dans lequel il me disait que je n'avais été un trou, qu'une merde et autres insanités.
Bien sûr, à ce moment là, il a été très difficile de ne plus me souvenir qu'il n'avait pas respecté ma peine (com on dit) le soir du dc de mon père. J'avais enfuie celà au fond de moi, j'ai réussit à me persuader que c'était sans importance, il n'avait eu droit qu'à mon corps inanimé.
Il ne se rendit mm pas compte de ce qu'il avait écrit, de ce que ça signifiait pour moi. Ou plutôt, ce qui l'importait, c'était uniquement que sa petite amie n'apprenne pas certaines choses ...
De moi il n'avait que faire, ou bien avait-il des choses à me faire payer ?
Moi, naïve, j'avais cru qu'il était heureux avec elle et que nous pourrions échanger normalement.
J'ai voulu croire encore une fois que c'était à cause de l'alcool, et j'ai espéré à nouveau avoir des excuses. (Bien sûr à un moment quand les excuses ne viennent pas, faut arrêter de se raconter des histoires)

Ce n'est pas facile de se sortir de l'enfert, et j'y suis arrivé difficilement. J'en ai énormément souffert et j'en souffrirai encore.
C'est le dur tribut de cette relation que je paye encore maintenant, mais enfin, je suis arrivé à ce que lui ne m'atteigne plus directement, mm si certains ont du mal à comprendre que je doive encore batailler pour ça.
Batailler pour qu'un jour le souvenir de mon père ne soit plus lié à ses inffamies, mm si j'en doute et que la seule chose à faire est de s'habituer.

Je crois que j'ai fait en sorte depuis d'éloigner de moi chaque personne (enfin presque) qui s'attachait un peu, parfois il a mm fallut que je me fasse détester. Ce n'était pas de façon totalement inconsciente, parce que je ne l'ai pas fait pour deux personnes qui comptent vraiment, qui comprenaient mes excuses, je les ai gardé au chaud ... pour plus tard quand j'irai mieux. J'ai toujours eu l'espoir de jours meilleurs. :)
Et ça, je le dois à ma soeur, pour sa fille, pour que le bonheur revienne dans notre famille.

Excusez moi de parler naturellement de la mort et des choses de la vie. J'ai passé trois semaines en milieu hospitalier auprès de ma soeur à la soutenir, je ne connais pas de sujet tabou. J'ai voulu parlé de la violence que tout celà avait engendré en moi, pour que les attitudes changent, qu'on ne fasse plus com si ça n'existait pas pour ensuite crier horreur face à un type comme Bernard Cantat.
J'ai préféré qu'on me déteste plutôt que de devenir victime.
J'ai toujours été entière et fière de l'être, mais ce n'est pas contagieux, vous pouvez laisser un message. ;)

Posté par Luce_ à 18:47 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Le 8 nov 2001 était aussi un jeudi

    Rayon de soleil dans ciel nuagueux...

    Il est un peu tard dans le temps pour commenter une telle délivrance textuelle... Je ne pense pas être le seul à l'avoir lue ? Personnne n'a trouvé de mots pour expliquer cette peine (la comprendre serait difficile, car nul ne peut partager la même douleur...) ? Même si ce n'est pas de la compassion que tu attends... j'ai envie de te dire : ne garde de cette date que le souvenir d'une vie qui s'achève et d'une autre qui débute. La vie qui s'achève : de bons souvenirs que personne ne pourra t'enlever, une soeur et un père qui t'ont aimé...la nouvelle vie qui débute : vivre sans ceux qui ont compté, apprendre à aimer, à t'aimer, apprendre à rire, redécouvrir, apprécier les choses simples de la vie... Tout est là : profiter de l'instant présent et ne pas regarder en arrière, ne pas avoir de regrets, et avancer, regarder toujours plus loin. Le bonheur est là, il suffit de savoir le saisir, l'apprécier, le vivre....
    Ceux qui sont venus gacher, détruire, entacher certains souvenirs... n'ont plus le droit d'en faire partie : ignore cette ou ces personnes qui n'ont eu aucun respect pour toi...elles ne méritent ni ton attention, ni une place dans ta mémoire.
    Le meilleur reste à vivre.

    Rudy

    Posté par OhJames!, 27 décembre 2007 à 21:03 | | Répondre
  • OhJames !

    Une telle sensibilité chez un homme ...
    Ca fait partie des bonnes choses du web.
    Merci Rudy

    Posté par Léa, 27 décembre 2007 à 22:42 | | Répondre
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